Nos vidéos :
Partie 1 - Partie 2
« Je crois que je vais battre mon record sur 24 heures », se réjouit Éric. Skiboo 2 a enregistré des pointes à plus de 10 nœuds, frôlant même les 11 nœuds. Une belle cadence pour l’Excess 11, qui profite toujours d’un flux favorable.
Éric a désormais repris un cap plus à l’ouest-sud-ouest afin de couper au plus tôt la route des cargos. L’idée est surtout d’effectuer cette traversée en pleine journée plutôt que de nuit. Et cela permet aussi de mieux anticiper les fameuses « bêtes noires et blanches » évoquées par le skipper – les orques bien sûr.
Avec ce nouveau cap, la houle d’environ 2 m arrive maintenant de travers et l’Excess roule un peu, mais Éric se dit parfaitement à l’aise à bord.
Le skipper aborde également un autre aspect essentiel de la navigation en solitaire : le sommeil. Le marin essaie de dormir environ deux heures d’affilée, puis répartit plusieurs siestes au cours de la journée. « On devient très opportuniste : dès qu’on peut aller dormir, on va dormir. » À l’inverse, l’approche d’une zone fréquentée par les cargos peut l’obliger à rester éveillé beaucoup plus longtemps.
Le skipper pratique depuis longtemps cette organisation en sommeil polyphasique. Pour l’instant, la méthode fonctionne : il estime ne pas avoir accumulé trop de dette de sommeil et parvient à récupérer régulièrement.
Après les milles supplémentaires parcourus pour contourner la dépression, Skiboo 2 peut donc enfin mettre franchement le cap au sud, avec peut-être, au passage, un nouveau record personnel sur 24 heures.
Pour suivre Skiboo 2, c’est ici !